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Le prince Mohammed ben Salmane, entre progressisme et autoritarisme

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Mohammed ben Salmane, prince héritier d’Arabie Saoudite, devrait se rendre bientôt à l’Elysée pour rencontrer Emmanuel Macron . Le nouvel homme fort d’Arabie Saoudite suscite de nombreuses interrogations. En effet, s’il lance des réformes présentées comme progressistes, il fait aussi preuve d’autoritarisme, à travers des démonstrations de force à l’intérieur du pays mais aussi à l’étranger. http://fm.cnbc.com/applications/cnbc.com/resources/img/editorial/2016/04/01/103514227-GettyImages-517759270r.1910x1000.jpg  L’ascension du jeune prince de 32 ans a été fulgurante. Fils préféré du roi actuel, Salmane ben Abdelaziz, il passe au premier plan de la vie politique de son pays lorsque son père monte sur le trône en 2015. Celui qui est aussi appelé « MBS » dans les milieux diplomatiques est désigné comme le nouveau prince héritier en juin dernier , à la place du neveu du roi Mohammed ben Sayef. Le prince héritier accroît assez rapidement son pouvoir. Ainsi, il cum...

L'Amour du Bosphore, entre Europe et Asie

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Istanbul, Istanbul, autrefois Constantinople et Byzance. Une ville gigantesque, pleine de mystères et de recoins perdus. Une ville colorée, aux mille visages. Grimper les collines, descendre les escaliers, suspendue au-dessus du vide sur un pont, à cheval entre deux continents sur un bateau, loin de l'agitation quotidienne sur une île, en compagnie de chats … Istanbul est tout ceci à la fois, aucun quartier ne se ressemble et c'est bien ça qui fait son charme. Un labyrinthe de découvertes culinaires, culturelles, sonores, visuelles. Sur une esplanade de verdure et parsemée de fontaines, vendeurs de pains et de cartes postales, deux mastodontes se font face : Sainte Sophie et la Mosquée Bleue. Sainte Sophie, basilique, mosquée et aujourd'hui musée. Un mélange d'influences byzantine et ottomane. Mosaïques et calligraphies s'observent, tandis que le visiteur se sent tout petit au milieu de cette basilique aux dimensions fantastiques. L...

Critique : « Téhéran Tabou » d'Ali Soozandeh (2017)

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https://www.sbs.com.au/news/sites/sbs.com.au.news/files/cap_4.png Téhéran Tabou est un film d'Ali Soozandeh, à l'affiche des cinémas français en octobre 2017. Projeté une première fois à la Semaine de la critique de Cannes, ce premier long-métrage du réalisateur iranien s'efforce de dessiner le portrait d'une société iranienne méconnue du public occidental, société qui est devenue un lieu-commun de la dénonciation depuis l'avènement de la République Islamique. Le film suit le destin de quatre personnages, dont les pas se croisent à travers le film : une prostituée qui lutte pour divorcer du père de son jeune fils; une épouse coincée au sein d'une belle-famille oppressante, en proie à une lutte contre ses démons intérieurs ; un jeune musicien dont le travail est constamment censuré par les autorités ; et cette fille qu'il rencontre lors d'une soirée, qu'il dévirginise alors même qu'elle est promise à un autre. Ali Soozandeh parle d...

« Les femmes du bus 678 » et le harcèlement sexuel en Égypte

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Les femmes du bus 678 est un film de Mohamed Diab, sorti en 2010, soit un an avant la révolution de la place Tahir.   Ce film est inspiré de l’histoire vraie de Noha Elostaz, première femme à avoir porté plainte, en 2008, pour agression sexuelle en Egypte. Son agresseur, Sherif Gebreel, avait agrippé au volant de son véhicule son sein alors qu’elle marchait dans la rue, la traînant ainsi sur plusieurs mètres. Dans Les femmes du bus 678 , Mohamed Diab raconte l’histoire de trois femmes égyptiennes qui, poussées à bout par le harcèlement sexuel, décident d’agir pour combattre ce « fléau ». Pour montrer que cette lutte concerne toutes les femmes en dépit de leur âge, milieu social ou religieux, le réalisateur brosse le portrait de trois femmes aux profils très différents. Il y a d’abord Fayza, une modeste fonctionnaire voilée, mère de deux enfants, qui tous les jours doit prendre un bus surchargé du Caire pour aller travailler. Ce trajet en apparence ...

Coup de coeur littéraire : Lait Noir, d'Elif Şafak (2007)

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Elif Şafak est une écrivaine turque née le 25 octobre 1971 à Strasbourg. Fille de diplomate, elle passe son enfance et son adolescence dans différentes parties du monde, notamment en Turquie et en Espagne. Elle fait des études en Gender and Women’s Studies et obtient un doctorat en sciences politiques. Elle enseigne ensuite aux Etats-Unis pendant un certain temps puis revient en Turquie et s’installe à Istanbul où elle se met pleinement à écrire. Elle s’impose peu à peu dans le paysage littéraire contemporain turc et international avec des romans tels que Bonbon Palace (2002), La bâtarde d’Istanbul (2006) ou encore Soufi, mon amour (2009). Ses sujets de prédilection, entre autres, sont le soufisme, Istanbul et le féminisme. Une des grandes forces de son écriture est qu’elle réussit à donner une atmosphère unique à ses histoires en mêlant tradition et modernité. Dans Lait Noir , roman autobiographique, l’auteure s’interroge sur l’écriture et la maternité et tente de répondr...

Démocratie, féminisme et Islam

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Tout d’abord le titre de la conférence nous interpelle et a particulièrement attisé ma curiosité. Comment les intervenantes traiteront-elles ces questions sans tomber dans un énième débat sur le voile ou sur l’incompatibilité de la religion avec la démocratie ? Organisée par le collectif France-Maghreb le 21 octobre 2017 au Centre culturel de Villeurbanne, elle comptait sur la présence de quatre intervenantes : Faouzia Farida Charfi  est physicienne et professeure à l’Université de Tunis. Militante de la première heure dès la présidence de Habib Bourguiba, elle a été nommée Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur dans le gouvernement provisoire issu de la révolution du 14 janvier 2011. Elle en a démissionné peu après pour reprendre sa liberté d’action. Elle est l’auteur de La science voilée (2013) et de Sacrées questions… Pour un islam d’aujourd’hui (2017), publiés chez Odile Jacob. Pascale Crozon est conseillère municipale à Villeurbanne. ...

Hommage à un styliste tunisien de renom : Azzedine Alaïa

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En cette nuit du 18 novembre 2017, le monde de la mode pleurait la disparition d'une grande figure.  Azzedine Alaia est décédé à l'âge de 77 ans des suites d'une chute qui lui a valu une hospitalisation d'une dizaine de jours. Sur Raina, nous n'avons pas l'habitude de vous parler show-business mais vous comprendrez vite pourquoi ce personnage atypique méritait qu'on vous le fasse découvrir.  Alaïa c'est avant tout un talent tunisien qui s'est brillamment exporté en France dans un domaine que l'on sait impitoyable : la mode. C'est une success story digne d'un roman ou d'un film. C'est une fierté contemporaine pour la Tunisie, pour la France, pour l'interculturalisme.  Collection été 2017-alaia.fr Une enfance tunisienne Azzedine  Alaïa aurait vu le jour un 26 février 1940, en Tunisie. Il est issu de parents agriculteurs dont le mariage n'a finalement pas fonctionné. Il est élevé par sa grand-mère dan...